PEA ETF : Les meilleurs trackers pour 2026 [Sélection]

11.12.2025 |

Auteur : Jean Bernard

L’essentiel à retenir : le PEA s’impose comme l’enveloppe fiscale incontournable puisqu’il exonère les gains d’impôt sur le revenu après 5 ans. Combiné aux ETF synthétiques, il permet d’investir sur les marchés mondiaux à moindres frais, contournant ainsi la restriction purement européenne. C’est la méthode la plus efficace pour échapper aux 30 % de flat tax et maximiser les intérêts composés.

Vous en avez assez de voir vos plus-values boursières grignotées par la fiscalité ? Investir via un PEA ETF est l’astuce ultime pour maximiser vos rendements tout en esquivant l’impôt sur le revenu. Je vous livre ma sélection 2026 et les clés pour construire un portefeuille blindé sans y passer vos nuits.

  1. Qu’est-ce que le PEA et pourquoi choisir les ETF ?
  2. Critères d’éligibilité des ETF au PEA
  3. Top 15 des meilleurs ETF éligibles PEA pour 2025-2026
  4. Comparatif détaillé des ETF PEA
  5. Stratégies d’allocation ETF sur PEA
  6. Fiscalité et optimisation du PEA ETF
  7. Comment investir concrètement sur les ETF en PEA ?
  8. Risques et points d’attention : garder la tête froide

Qu’est-ce que le PEA et pourquoi choisir les ETF ?

Fonctionnement et avantages fiscaux du PEA

Le PEA est une enveloppe fiscale unique conçue pour investir en actions européennes. Son atout majeur reste l’exonération d’impôt sur le revenu sur les gains après cinq ans de détention. Vous ne payez alors que les prélèvements sociaux de 17,2 %.

Il associe un compte espèces pour vos versements et un compte-titres pour loger vos investissements. Attention, tout retrait avant cinq ans entraîne la clôture immédiate et une imposition à 30 %. C’est le prix à payer pour l’avantage fiscal.

Pour l’épargnant français, le duo pea etf est l’outil le plus puissant pour dynamiser son patrimoine. Il est incontournable.

Plafonds et conditions d’éligibilité

Pour ouvrir un PEA, vous devez simplement être résident fiscal français et majeur. La règle est stricte : on ne peut en détenir qu’un seul par personne. C’est une enveloppe strictement personnelle.

Les plafonds de versement sont fixés à 150 000 € pour le plan classique. Vous pouvez cumuler ce montant avec un PEA-PME jusqu’à 225 000 € au total. Bonne nouvelle, vos gains ne comptent pas dans cette limite.

Avantages des ETF vs actions individuelles

Un ETF, ou tracker, est simplement un panier d’actions qui réplique fidèlement un indice boursier. C’est un peu comme acheter tout le CAC 40 d’un seul coup. Vous investissez massivement sans effort d’analyse.

L’avantage numéro un est la diversification instantanée de votre portefeuille boursier. Un seul ordre vous expose à des centaines d’entreprises, ce qui dilue fortement le risque spécifique. Comme on dit, il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier.

Ces produits offrent aussi des frais de gestion très faibles comparés aux fonds classiques gérés activement. C’est la solution idéale pour détenir un fonds indiciel coté en bourse simplement. La performance suit le marché.

Critères d’éligibilité des ETF au PEA

Règles européennes et la fameuse contrainte des 75%

La règle est brutale mais simple : pour entrer dans votre PEA, un fonds doit être investi à 75% minimum dans des actions de sociétés basées dans l’Union Européenne ou l’Espace Économique Européen. C’est la condition de base, impossible à contourner.

Ça englobe donc des pays comme la Norvège ou l’Islande. Par contre, oubliez la Suisse, le Royaume-Uni post-Brexit ou les États-Unis en détention directe, ils sont hors-jeu.

À première vue, on se sent coincé sur le Vieux Continent. Pourtant, une parade existe.

ETF synthétiques vs physiques : le match sur PEA

Un ETF physique, c’est du concret : il possède vraiment les titres de l’indice qu’il suit. Pour un ETF CAC 40, le gérant achète les 40 actions. C’est limpide.

L’ETF synthétique, c’est l’astuce pour viser l’international. Le fonds détient un panier d’actions européennes (pour les fameux 75%) mais échange sa performance contre celle d’un indice mondial via un Total Return Swap avec une banque.

C’est grâce à cette ingénierie financière que l’on peut avoir des ETF S&P 500 ou Monde dans son PEA. En gros, c’est parfaitement légal et très encadré.

Domiciliation et structure juridique (UCITS, ça vous parle ?)

Vous verrez souvent le sigle « UCITS ». C’est un label européen strict qui protège l’épargnant via des règles de diversification et de transparence. C’est un vrai gage de sécurité pour vos avoirs.

Quant à la domiciliation, souvent au Luxembourg ou en Irlande, ça change peu la donne pour vous, tant que l’émetteur certifie bien l’éligibilité PEA du produit.

Top 15 des meilleurs ETF éligibles PEA pour 2025-2026

Assez de théorie, passons à la pratique. Voici ma sélection personnelle, la crème de la crème des ETF que vous pouvez loger dans votre PEA pour construire votre patrimoine.

Les incontournables : ETF Monde et marchés développés

Cette catégorie constitue la fondation de votre portefeuille. L’objectif est simple : obtenir une diversification mondiale maximale avec un seul produit, sans se compliquer la vie. C’est la stratégie la plus efficace pour capter la croissance globale.

Voici les 4 poids lourds du secteur à surveiller de près (ticker entre parenthèses) : 1. Amundi MSCI World (CW8), le plus connu du marché ; 2. Lyxor Core MSCI World (LCUW), son concurrent direct ; 3. iShares MSCI World Swap PEA (WPEA), le nouveau venu de BlackRock ; et 4. Xtrackers MSCI World (XMWO).

Si vous souhaitez creuser le sujet, je vous conseille notre analyse encore plus poussée de ces ETF Monde pour affiner vos choix.

Focus Europe : ETF Europe et zone euro

Pourquoi surpondérer l’Europe ? C’est ce qu’on appelle le « biais domestique« , qui permet d’investir dans l’économie réelle qui nous entoure. Cela rassure souvent et correspond à des convictions fortes sur la reprise locale.

Pour cette poche géographique, notez ces références incontournables : 5. Amundi MSCI Europe (PCE) pour une large exposition ; 6. Lyxor Core STOXX Europe 600 (MEUD), très diversifié ; 7. SPDR MSCI Europe (ZPRE) ; et enfin 8. Xtrackers Euro Stoxx 50 (XESX) pour viser les 50 plus grosses boîtes.

Investir dans un ETF Monde, c’est acheter une part de l’économie mondiale. C’est la diversification poussée à son paroxysme, une stratégie que même les plus grands investisseurs recommandent.

Pour aller plus loin : ETF sectoriels et thématiques

Considérez ces ETF comme des « satellites » pour dynamiser votre portefeuille. Ils permettent de parier sur des tendances de fond comme la tech ou la santé, mais attention, le risque est nettement plus élevé.

Voici ma sélection pour aller chercher de la performance : 9. Lyxor STOXX Europe 600 Technology (TNO) pour la tech européenne ; 10. Amundi MSCI Europe Health Care (HEALTH) pour le secteur de la santé ; 11. Amundi PEA Monde (FR001400U5Q4), une alternative récente ; et 12. BNP Paribas Easy ECPI Global ESG (ESG) pour l’investissement responsable.

Les grands secteurs couverts par ces ETF :

  • Technologie : Pour miser sur l’innovation numérique en Europe.
  • Santé : Un secteur défensif et porté par le vieillissement de la population.
  • ESG : Pour aligner ses investissements avec ses valeurs environnementales et sociales.

La touche de stabilité : ETF obligations

Normalement, les obligations sont exclues du PEA, c’est la règle. Mais grâce à la magie des ETF synthétiques, on peut en intégrer pour réduire la volatilité globale du portefeuille en cas de tempête boursière.

Pour sécuriser vos arrières, regardez du côté de ces trois options : 13. Amundi Euro Corporate Bond (ACEU) pour les obligations d’entreprises ; 14. Lyxor Core Euro Government Bond (AGEU) pour les dettes d’États ; et le 15. LYXOR PEA OBLIGATIONS D ETAT EURO UCITS (FR0013346681).

C’est une option que je recommande souvent aux profils plus prudents ou à ceux qui approchent de la retraite et veulent sécuriser leurs gains.

Comparatif détaillé des ETF PEA

Avoir une liste, c’est bien. Savoir choisir le bon ETF dans cette liste, c’est mieux. On va maintenant décortiquer les lignes du contrat pour que vous puissiez comparer comme un pro.

Le tableau comparatif des poids lourds du PEA

Voici l’outil ultime pour trancher. Ce tableau condense les données vitales pour sélectionner votre futur moteur de performance en un clin d’œil.

Nom de l’ETF (Ticker)ISINFrais (TER)Encours (M€)RéplicationDividendesPerf. 1 an / 5 ans
Amundi MSCI World (CW8)LU16810435990.38%5 400SynthétiqueCapitalisant+5.01% / +85.81%
iShares MSCI World Swap (WPEA)IE0002XZSHO10.25%988SynthétiqueCapitalisant+6.26% / N/A
Amundi Core MSCI World (LCUW)LU17815411790.12%8 682PhysiqueCapitalisant+7.59% / N/A
Amundi MSCI Europe (PCE)FR00106556960.20%N/ASynthétiqueCapitalisantN/A
Lyxor Core STOXX Europe 600 (MEUD)LU09085007530.07%N/APhysiqueCapitalisantN/A

*Données estimées selon les standards du marché pour ces catégories, les chiffres exacts de 2025 pour PCE et MEUD n’étant pas spécifiés dans le rapport.

Au-delà des frais : tracking difference et qualité de réplication

Ne vous fiez pas uniquement au TER affiché. Le véritable coût, c’est la « tracking difference » : cet écart sournois entre la performance réelle de votre pea etf et celle de son indice.

Prenons un cas concret. Un ETF affichant 0,20 % de frais mais une tracking difference de -0,50 % vous coûte plus cher qu’un concurrent à 0,30 % de frais avec un écart de -0,35 %. La précision du suivi prime sur l’étiquette.

Les géants comme Amundi ou iShares excellent généralement sur ce terrain, minimisant ces pertes invisibles pour l’investisseur.

Capitalisant ou distribuant : que choisir pour son PEA ?

Distinguons les deux mécanismes. Le format distribuant (Dist) verse le cash sur votre compte espèces, tandis que le capitalisant (Acc ou C) réinvestit automatiquement ces sommes dans le fonds.

Voici ma conviction : pour bâtir un patrimoine solide sur PEA, optez toujours pour les ETF capitalisants. Le réinvestissement se fait sans frottement fiscal ni frais de courtage, dopant mécaniquement la puissance des intérêts composés.

Gardez les parts distribuantes pour la phase de rente, uniquement si vous avez besoin de revenus complémentaires immédiats.

Liquidité et spread : les coûts cachés de l’investissement

La liquidité définit votre capacité à entrer ou sortir rapidement du marché. Un ETF doté d’un gros encours (AUM) et de volumes d’échanges massifs garantit une fluidité optimale des transactions.

Surveillez le spread bid-ask, cet écart entre le prix d’achat et de vente. C’est une taxe invisible prélevée par le marché. Plus le fonds est liquide, plus cette fourchette se resserre, protégeant votre capital.

Bref, fuyez les petits fonds exotiques. Misez sur les poids lourds pour écraser ces frais de structure.

Stratégies d’allocation ETF sur PEA

On a les briques, maintenant on construit la maison. Voyons comment assembler ces ETF pour créer des portefeuilles cohérents, du plus simple au plus sophistiqué.

Le portefeuille minimaliste (1-2 ETF) : simple et efficace

C’est la stratégie de la « flemme intelligente », idéale pour débuter ou pour ceux qui refusent de se prendre la tête avec des analyses techniques. L’objectif est limpide : capturer la performance globale du marché avec un effort proche du néant.

Concrètement, ça ressemble à ça : une ligne unique 100% ETF Monde (type CW8 ou le nouvel Amundi FR001400U5Q4). Si vous tenez à surpondérer votre zone économique, partez sur 80% ETF Monde + 20% ETF Europe (type MEUD) pour un léger biais domestique.

Le gros plus ? Des frais ras des pâquerettes et une gestion quasi nulle. Le revers de la médaille, c’est l’absence totale de personnalisation : vous suivez le marché dans ses hausses comme dans ses baisses, point barre.

Le portefeuille équilibré (3-5 ETF) : la voie du milieu

Ici, on s’adresse à ceux qui veulent un peu plus de contrôle sans transformer leur PEA en usine à gaz. On ajoute des convictions personnelles pour tenter de dynamiser le rendement global.

Voici une structure robuste : 60% Monde + 20% Europe + 10% Tech + 10% Santé. Pour les plus prudents, visez une allocation par risque : 70% Actions (Monde/Europe) + 30% Obligations (d’État Euro) via un ETF comme le Lyxor Core Euro Government Bond.

Attention, ce système demande de la discipline. Un rééquilibrage annuel ou trimestriel est impératif pour remettre les compteurs à zéro et respecter vos allocations cibles.

La diversification est la seule martingale en bourse. Un portefeuille bien construit, c’est comme une bonne équipe : chaque joueur a un rôle et ensemble, ils sont plus forts.

Le portefeuille avancé (6+ ETF) : la stratégie core-satellite

On monte en gamme avec l’approche Core-Satellite. Le principe est de bâtir un « cœur » (Core) solide et ultra-diversifié, représentant 70 à 80% du portefeuille, généralement sur des ETF Monde ou Europe.

Autour de ce bloc, on fait graviter des « satellites » (20-30%). Ce sont vos paris tactiques : des positions plus risquées sur des secteurs spécifiques, des thèmes porteurs ou des zones géographiques précises comme les marchés émergents.

Exemple de composition d’un portefeuille Core-Satellite :

  • Core (75%) : 75% Amundi MSCI World (CW8).
  • Satellite (25%) : 10% Lyxor STOXX Tech (TNO), 10% Amundi Health Care (HEALTH), 5% Lyxor PEA Japon (PKEA).

Fiscalité et optimisation du PEA ETF

Investir c’est bien, mais garder ses gains, c’est encore mieux. Le PEA est une niche fiscale redoutable, et je vais vous montrer comment en tirer le maximum.

La magie des 5 ans : l’exonération d’impôt expliquée

Le principe est simple : conservez votre PEA pendant au moins 5 ans. Une fois ce cap franchi, toutes vos plus-values et vos dividendes sont totalement exonérés d’impôt sur le revenu. C’est l’atout majeur qui rend cette enveloppe incontournable.

Attention, exonération d’impôt ne signifie pas zéro taxe. Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus sur les gains lors des retraits. Cela reste toutefois bien plus avantageux que la « flat tax » de 30 % appliquée aux comptes-titres ordinaires.

Gérer les dividendes et plus-values sans (trop) y penser

Tant que l’argent ne sort pas du PEA, il n’y a aucune fiscalité immédiate. Vous pouvez vendre un ETF en profit, encaisser la plus-value et la réinvestir intégralement sans rien devoir au fisc.

C’est pour cette raison que les ETF capitalisants sont si puissants ici : les dividendes sont réinvestis « bruts », sans frottement fiscal. Votre argent travaille donc à 100 % de sa capacité, boostant mécaniquement la performance.

Stratégies de sortie : comment récupérer son argent intelligemment

Passé 5 ans, vous gagnez une souplesse incroyable : vous pouvez effectuer des retraits partiels sans clôturer le plan. Votre PEA reste ouvert et vous pouvez même continuer à l’alimenter tant que vous n’avez pas atteint le plafond.

Une autre option méconnue est la rente viagère. Le plan est clôturé et votre capital se transforme en revenus réguliers à vie, eux aussi exonérés d’impôt sur le revenu (hors prélèvements sociaux). Une stratégie redoutable pour la retraite.

Transmission, succession et les erreurs à ne pas commettre

En cas de décès, le PEA se clôture automatiquement. Les gains échappent à l’impôt sur le revenu, mais les prélèvements sociaux s’appliquent avant que le capital ne rejoigne la succession classique.

L’erreur fatale à éviter : retirer de l’argent avant les 5 ans, sauf urgence absolue. Cela casse net l’avantage fiscal et clôture le plan. Attention aussi à ne jamais acheter un titre non éligible, sous peine de fermeture forcée.

Comment investir concrètement sur les ETF en PEA ?

C’est décidé, vous vous lancez. Parfait. Mais concrètement, on fait comment ? De l’ouverture du compte au premier achat, je vous guide pas à pas.

Le choix du courtier : banque tradi vs. courtier en ligne

Les banques traditionnelles, c’est le choix de la facilité si vous voulez tout centraliser. Le problème ? Vous payez cette commodité au prix fort, avec une tarification souvent lourde qui grignote votre performance dès le départ.

À l’inverse, les courtiers en ligne comme Fortuneo ou Bourse Direct changent la donne. C’est mon choix de prédilection : leurs frais sont réduits au strict minimum et l’interface est conçue pour l’efficacité. Pourquoi payer plus pour le même service ?

Prenez le temps de bien choisir pour comparer les acteurs du marché et éviter les mauvaises surprises.

Décortiquer les frais : courtage, garde et autres joyeusetés

Les frais de courtage fonctionnent comme un péage à l’entrée. À chaque achat ou vente, vous versez une commission à votre intermédiaire. Elle se calcule soit via un montant fixe, soit en pourcentage de l’ordre.

Regardez les écarts : Trade Republic facture 1€ par ordre, alors que Fortuneo peut monter à 20€ pour de gros montants. Sur une décennie, ces coûts « invisibles » représentent une perte sèche colossale pour votre capital final.

Méfiez-vous aussi des droits de garde, quasi inexistants en ligne mais tenaces.

Passer un ordre de bourse sans trembler

Deux options dominent. L’ordre « au marché » privilégie la vitesse d’exécution, mais vous ne maîtrisez pas le prix exact. L’ordre « à cours limité » vous permet de fixer un plafond d’achat. C’est votre ceinture de sécurité.

Mon conseil est simple : pour des ETF liquides, un ordre au marché pendant les heures d’ouverture (9h-17h30) suffit amplement. Inutile de complexifier la mécanique pour quelques centimes d’écart.

L’investissement programmé (DCA) : votre meilleur allié

Le DCA (Dollar Cost Averaging) consiste à investir une somme fixe, disons 100€, tous les mois sans réfléchir. Quand la bourse baisse, vous accumulez plus de parts. Quand elle monte, vous en achetez mécaniquement moins.

C’est la stratégie gagnante pour 99% des investisseurs. Elle lisse votre prix de revient, gomme la volatilité et automatise votre discipline. Fini le stress de se demander si « c’est le bon moment ».

Risques et points d’attention : garder la tête froide

On a beaucoup parlé des avantages, mais investir comporte des risques. Il ne s’agit pas de vous faire peur, mais d’être transparent. Un investisseur averti en vaut deux.

Le piège de la concentration géographique

Le PEA est une niche fiscale taillée pour l’Europe, c’est un fait. Si vous boudez les ETF synthétiques Monde, vous finissez avec un portefeuille 100% européen. C’est une concentration géographique brutale qui peut faire mal si le Vieux Continent traîne la patte.

Même avec un ETF Monde en poche, ne croyez pas être partout. Ces indices sont gavés d’actions américaines, souvent à plus de 60 %. La diversification parfaite ? Elle a ses limites.

Risque de change : ami ou ennemi de long terme ?

Quand vous misez sur un ETF Monde, vous jouez aussi au cambiste sans le savoir. La performance en euros dépendra du taux de change EUR/USD. Si l’euro flambe face au billet vert, votre performance mécanique en prend un coup.

Mon avis ? Sur dix ans ou plus, ce match des devises finit souvent par un match nul. Vouloir se couvrir (le « hedging ») coûte cher et grignote la rentabilité. Pour un PEA long terme, oubliez ce paramètre, c’est du bruit.

Liquidité en cas de tempête boursière

Quand les marchés dévissent, c’est la panique à bord. Les « spreads » — l’écart entre l’achat et la vente — peuvent s’écarter violemment sur les ETF. Vouloir sortir à tout prix dans la précipitation, c’est l’assurance de payer le prix fort.

C’est exactement pour ça que je martèle de choisir des gros ETF avec de forts encours. Eux, ils tiennent la route quand la mer s’agite, contrairement aux petits fonds exotiques.

Gérer ses émotions : la discipline avant tout

Le pire ennemi de votre argent, ce n’est pas la crise, c’est votre cerveau reptilien. On a tous ce réflexe idiot : vendre quand tout s’effondre par peur, et acheter quand tout est cher par euphorie. C’est la recette de la faillite.

Mes trois règles d’or pour garder son sang-froid :

  • Avoir une stratégie : et s’y tenir.
  • Automatiser : avec l’investissement programmé (DCA).
  • Ne pas regarder son portefeuille tous les jours : c’est la meilleure façon de paniquer pour rien.

N’oubliez jamais que l’investissement comporte un risque de perte en capital.

En résumé, le mariage entre le PEA et les ETF est une véritable machine de guerre pour votre patrimoine. C’est simple, fiscalement imbattable et accessible à tous. Mon dernier conseil ? Ne cherchez pas le moment parfait : passez à l’action dès maintenant et laissez la magie des intérêts composés opérer. À vous de jouer !

FAQ

Quel est le meilleur ETF pour mon PEA ?

Pour moi, le roi incontesté reste l’ETF MSCI World (comme le célèbre CW8 d’Amundi ou le WPEA de BlackRock). Il vous permet d’investir instantanément dans plus de 1 500 entreprises de 23 pays développés. C’est la solution « tout-terrain » idéale pour 90% des investisseurs qui veulent de la performance sans se prendre la tête à analyser des bilans comptables.

Concrètement, c’est quoi un ETF PEA ?

C’est tout simplement un fonds coté en bourse (un panier d’actions) qui est éligible à l’enveloppe fiscale du PEA. La petite astuce magique, c’est que grâce à la réplication synthétique, certains de ces ETF vous permettent d’investir sur les États-Unis ou le Monde entier tout en restant dans les clous de la réglementation européenne. C’est 100% légal et super efficace pour diversifier !

Quel est l’ETF le plus rentable sur le long terme ?

Historiquement, les ETF orientés vers la technologie américaine (comme ceux suivant le Nasdaq-100) ont offert des rendements spectaculaires. Cependant, n’oubliez jamais que « les performances passées ne préjugent pas des performances futures ». Pour un équilibre risque/rendement optimal sur la durée sans trop de sueurs froides, un ETF MSCI World reste souvent le champion de la régularité.

Y a-t-il des inconvénients ou des pièges avec le PEA ?

Le principal frein, c’est que votre argent est fiscalement bloqué pendant 5 ans. Tout retrait avant cette date entraîne la clôture du plan (sauf cas exceptionnels) et une fiscalité plus lourde. De plus, sans utiliser les ETF synthétiques, vous seriez limité aux seules actions européennes, ce qui manque cruellement de dynamisme à mon goût comparé aux géants américains.

Quel ETF va exploser en 2025-2026 ?

Si j’avais une boule de cristal, je serais déjà en train de siroter un cocktail aux Bahamas ! Plus sérieusement, personne ne peut prédire l’avenir. Les secteurs de l’intelligence artificielle (IA) ou de la santé ont le vent en poupe, mais attention à la volatilité. Je vous conseille de miser sur une stratégie diversifiée solide plutôt que de chercher « le coup du siècle » qui risque de se retourner contre vous.

Quelle est la meilleure banque ou courtier pour investir ?

Fuyez les banques traditionnelles et leurs frais de garde exorbitants ! Je vous recommande vivement les courtiers en ligne (comme Fortuneo ou Boursorama) ou les néo-courtiers (type Trade Republic ou Saxo). L’objectif est de payer le moins de frais de courtage possible pour ne pas rogner votre performance. Chaque euro économisé en frais est un euro qui travaille pour vous.

Je débute, quel ETF choisir pour commencer ?

Sans hésiter : un ETF MSCI World. C’est simple, ultra-diversifié et ça vous évite de devoir choisir quelles entreprises ou quels pays vont performer. Vous achetez une petite part de l’économie mondiale, vous attendez, et vous laissez faire le temps et les intérêts composés. C’est la base de tout bon portefeuille !

Quel est l’ETF le plus fiable et sécurisé ?

La fiabilité vient de l’émetteur et de la taille du fonds. Privilégiez les « poids lourds » du secteur comme Amundi (avec le CW8) ou iShares de BlackRock. Regardez l’encours (les milliards gérés) : plus il est gros, plus l’ETF est liquide et moins il y a de risque qu’il ferme. Avec des mastodontes qui gèrent des milliards, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles.

Est-ce que le PEA rapporte vraiment ?

Oh que oui ! C’est mathématique : avec une performance moyenne des marchés actions (environ 7-8% par an historiquement) combinée à l’exonération d’impôt sur les plus-values après 5 ans, c’est imbattable en France. C’est un outil bien plus puissant qu’un Livret A pour préparer votre retraite ou un gros projet, à condition d’être patient et discipliné.